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L'histoire de la Picardie

Un peuplement précoce pour l’espace picard

Venus de l’Est, les hommes qui peuplent la Picardie s’arrêtent au bout des terres émergées. Ils s’installent, cultivent, font de l’élevage, fabriquent…, en bref, se sédentarisent. A partir de 4000 ans avant notre ère, un réseau d’échanges se construit, les archéologues en ont retrouvé les traces : des objets métalliques d’origine ibérique, des techniques issues d’Europe centrale, comme les haches de pierre à perforation centrale, imitées des haches de combat en cuivre d’Allemagne du sud, d’Autriche, de Tchécoslovaquie… Échange de matériau (la pierre dure vient de Bretagne), de savoir-faire, l’espace picard est ouvert sur le monde.
Après la période gallo-romaine, qui donne à la Picardie un rôle clé dans le dispositif militaire de conquête de l’Angleterre, suit une période agitée de conflits entre "clans". Invasions, occupations, jusqu’à ce que le traité de Verdun (en 843) rattache l’espace allant du nord de l’Oise et de l’Aisne contemporaines jusqu’au Boulonnais, en passant par la totalité de la Somme actuelle, au royaume de France. C’est en Picardie que Clovis fut acclamé roi des Francs et que Hugues Capet, le premier roi de France, fut couronné en 987.

Le Moyen Âge picard, période d’expansion économique

Le Moyen Âge est une période souvent perçue comme obscure : elle fut faste pour l’espace picard, dont les contours se dessinent de plus en plus clairement.
C’est Barthélemy l’Anglais (franciscain anglais qui étudia à Paris au début du XIIIe siècle) qui fit la première description précise de la Picardie dans De proprietatibus rerum. Le livre XV (consacré à la géographie) décrit une grande diversité de régions. La Picardie y est présentée comme une province de la Gaule belge comprenant les villes de Beauvais, Amiens, Arras, Thérouanne et Tournai, et elle s’étend depuis le Rhin jusqu’à la mer. Elle se subdivise en deux : la haute Picardie qui jouxte la France, et la basse qui touche la Flandre et le Brabant. Il note comme dernière caractéristique que ses habitants parlent « une langue plus rude que celle des autres nations de France ». Il explique enfin que le territoire de la Picardie est très fertile en grains et en fruits, qu’il est arrosé par un grand nombre de fontaines et de rivières, qu’il est très-peuplé et abrite « de grandes villes, des châteaux et des bourgs remarquables, tels que Belgis ou Beauvais, Amiens, Arras, Morite (Terouenne) et Tournai ».

La Picardie au XIIIe siècle

La Picardie est donc déjà, au Moyen Âge, une terre nourricière, mais elle excelle également dans les activités drapières et teinturières, avec la guède (ou waide) qui donna le célèbre bleu d’Amiens ; la waide et les draps picards partent en Flandre, en Angleterre. Abbeville, Amiens, Beauvais appartiennent à la Hanse des 17 villes : cette association leur garantit les meilleures conditions d’accès au marché international de la draperie. Amiens, Corbie et Nesle se regroupent en hanse, ce qui leur permet d’obtenir des privilèges commerciaux avec la commune de Londres, et de mieux gérer le commerce de la waide. De plus, la Picardie, avec ses voies navigables et ses chaussées (héritages des voies romaines), est au centre du commerce est-ouest, nord-sud du poisson, des grains, du sel et du vin. L’espace picard est alors l’un les plus peuplés de France : Abbeville, Amiens, Saint-Quentin et Laon se développent. Et la Picardie est le foyer de diffusion de l’art gothique.

La Picardie, terre de frontières

Au milieu des guerres franco-anglaise, franco-bourguignonne, des guerres de religion, le Picard s’adapte aux diverses configurations politiques : le commerce picard ne faiblit pas. MAIS, la Picardie est devenue une zone frontière, un bouclier lié à l’ordre parisien.

 

source www.picardie.fr

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