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L'histoire de Midi-Pyrénées

Antiquité

La transition avec la période historique est difficile à décrire, les influences des différentes invasions se superposent et s'amalgament pour constituer le vieux fonds Gaulois. Le port de Collioure est l'exemple même de cet empilement d'influences : sa dénomination la plus ancienne, Pyrène (qui donna leur nom aux montagnes Pyrénées), était grecque, et elle fut ensuite modifiée par les Ibères. Ces derniers, venus d'Afrique du Nord fondèrent depuis Ibéria (Lérida) de nouvelles cités, comme Elimberris (Auch). On parlera de civilisation "Celtibère".

Des pièces grecques pré-romaines sont retrouvées jusqu'au pied des Pyrénées et témoignent de l'influence des Phocéens implantés à Agde et Leucate. Leurs ennemis, les Gaulois arvernes, devaient peupler le nord de la région.

Reste que d'une façon tout à fait inexpliquée le fonds commun de population prédominant est de type Ligures et semble se retrouver encore par imprégnation avec l'accent dit du Midi.

Dès le Ve siècle av. J.-C., des tribus celtes en provenance d'Europe centrale ou orientale, s'installent dans le nord de la région : Cadurques dans le Lot, Rutènes dans l'Aveyron et le Tarn.

Vers la fin du IIIe siècle av. J.-C., un peuple celte, les Volques, prend ses quartiers dans la région allant du Rhône à la Garonne, et des Cévennes aux Pyrénées, et l'on assiste alors à une première structuration du territoire. Ils ont pour capitales Toulouse et Nîmes. Dès le Ier siècle av. J.-C., ils pactisent avec les Romains ; Narbonne est créée pour pacifier la province et devient la capitale de la Narbonnaise. Toulouse (Tolosa, -125) et Saint-Bertrand-de-Comminges (Lugdunum convenarum, -72) sont urbanisées et deviennent de grands foyers de romanisation. Des cités très anciennes s'imposent dans l'administration romaine du territoire : Cahors, Auch, Eauze, Albi...

La région, comme le tiers de la Gaule, est christianisée par Saint Sernin (Saturnin) d'origine grecque, qui fut martyrisé à Toulouse en 250, traîné attaché à un taureau prévu pour un sacrifice païen. Le Capitole, l'église Notre-Dame du Taur et la basilique Saint-Sernin sont les monuments toulousains situés sur le parcours du supplice.

Au début du Ve siècle a lieu une invasion par les Vandales. Quelques années plus tard, les Wisigoths s'imposent, et les romains leur abandonnent la garde du territoire. Le Royaume wisigoth occupe bientôt le tiers sud de la Gaule, puis l'Espagne. Toulouse joue le rôle de capitale et vit ainsi un petit siècle d'or (le Ve siècle) ; subsiste de cette période légendaire le mythe de la reine Pédauque, qui aurait fait construire la basilique de la Daurade.

Contrairement à d'autres envahisseurs, les Wisigoths ne font pas table rase des institutions et promulguent la continuité du droit romain, le Bréviaire d'Alaric. La persistance du droit romain positif permettra la continuité d'un haut degré de civilisation. Le Languedoc bénéficiera ainsi d'un droit féodal atténué qui permettra l'émergence d'une bourgeoisie de Cité. Au XVIe siècle, le toulousain Cujas enseignera avec éloquence ce vieux fil de droit romain.

Cependant les Wisigoths sont adeptes d'une hérésie orientale dite d'Arius, qui développe un christianisme remettant en cause la nature divine du Christ. Cette hérésie conduira Clovis, au VIe siècle, à fédérer les Francs pour annexer la région. S'ensuit alors une longue période trouble au cours de laquelle la région est dispersée : Septimanie autour de Narbonne, encore sous domination Wisigothe puis Maure en 719, et Novempopulanie en Gascogne.

Moyen Âge

En 778, en vue de fédérer la reconquête hispanique, Charlemagne crée le royaume d'Aquitaine, englobant tout le sud du Rhône à l'Atlantique, avec pour capitale Toulouse. Il le léguera à un de ses fils, Louis Ier dit le Pieux (778-†840), roi d'Aquitaine (781-814), empereur d'Occident (814-840)(on parle alors de Francie occidentale). L'administration de cet immense territoire est confiée aux Comtes de Toulouse.

Dès lors, la dynastie des Comtes de Toulouse n'aura de cesse que de repousser les Maures, et reconquérir les territoires pour reconstituer une Narbonnaise. De cette compétition féodale naîtra le Languedoc, de la Garonne au Rhône, de Toulouse à Saint-Gilles. Raymond IV dit Raimond de Saint Gilles (1042-1115) atteindra par mariage l'objectif en agrandissant son état au comté de Rouergue, de Nîmes, de Narbonne, du Gévaudan, d'Agde, de Béziers et d'Uzès. Il sera un des principaux acteurs de la première croisade en prenant part à la prise de Jérusalem en 1099, et il fondera le royaume de Tripoli (Liban) en 1102. De ce contact avec l'orient naîtra une véritable civilisation, dite aujourd'hui Occitane, des troubadours, de l'Amour courtois... (voir Occitanie).

Ce foisonnement va laisser apparaître l'hérésie Cathare, à laquelle on pourrait reprocher la subversion du dualisme chrétien qu'elle préconise, opposant esprit et matière.

 
Le château de Montségur dominant le village

À partir du XIIe siècle, l'église catholique réprime violemment les Cathares. L'ordre mendiant des frères prêcheurs est créé à Toulouse par Saint Dominique, pour donner l'exemple d'une nouvelle foi. Afin de témoigner de cette renaissance, les reliques du théologien Saint Thomas d'Aquin sont exposées à Toulouse en l'église des Jacobins, magnifique témoignage d'architecture gothique languedocienne. L'hérésie sert de prétexte au Roi de France pour annexer les régions méridionales en déclenchant la croisade des Albigeois (1208-1229) :

  • La bataille de Muret a lieu le 12 septembre 1213.

  • Toulouse est assiégé par Simon IV de Montfort et prise en 1215.

  • Le dernier foyer cathare, Montségur, tombe en 1244.

En 1222 création de la première bastide de Cordes, et en 1229 création de l'université de Toulouse.

En 1229, Alphonse de Poitiers – fils de Louis VIII et frère de Louis IX, roi de France – hérite du comté de Toulouse en se mariant avec Jeanne, la fille du Comte de Toulouse Raymond VII. En 1271 le comté de Toulouse est adjoint à la couronne. À la mort de Jeanne, sans enfant, la région est administrée pour le compte du roi de France par trois sénauchées : Toulouse, Carcassonne et Beaucaire.

De là naît le Languedoc royal, qui va persister jusqu'à la Révolution française, conservant ses coutumes, sa langue et une administration spécifique. Le Languedoc, une des premières grandes provinces rattachée à la couronne, perd alors son autonomie, mais va profondément influencer par sa culture latine une Ile de France royale encore marquée par ses dynasties de Francs germaniques. La province restera toujours garante de la cohésion du territoire royal, dans les périodes les plus troubles comme la guerre de Cent Ans au cours de laquelle elle repoussera la domination anglaise en Aquitaine, tout comme devant les pressions de l'Empire Romain Germanique sur les rives du Rhône, qu'elle contiendra.

1277 : la construction de la cathédrale d'Albi débute.

1324 : création à Toulouse de l'académie du Gai Saber future Académie des Jeux floraux.

1337 : début de la guerre de Cent Ans.

1348 : épidémie de peste dans tout le Midi.

1443 : création du Parlement de Toulouse, qui a compétence juridique sur l'étendue des régions actuelles de Midi-Pyrénées plus le Languedoc, l'Ardèche et Le Puy-en-Velay. Une immense région Midi en quelque sorte.

 

source www.wikipedia.fr

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