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Histoire de La Lorraine au Moyen-âge

 

L'époque franque (de Clovis à Louis le Pieux)

Vers 475-480, les pays de Meuse et de Moselle passent sous l'influence des Francs rhénans, alors installés entre Cologne et MayenceA 5. La victoire de Clovis Ier, roi des Francs saliens, à Soissons contre Syagrius (486) permet d'intégrer ce territoire à son royaume dans le cadre d'un vaste royaume franc unifié. De retour de la guerre contre le Alamans, Clovis, passant par Toul, aurait demandé à saint Vaast de l'accompagner jusqu'à Reims où il allait se faire baptiser et de l'instruire de ses vérités divinesA 5. À sa mort, en 511, ses États sont partagés entre ses fils, comme le voulait la tradition franque. Thierry Ier hérite de ce qui deviendra l'Austrasie au VIe siècle, sous Sigebert Ier, après l'échec d'une brève réunification de l'ancien empire Franc. En 561, Metz devient la capitale de ce nouveau royaume. Après la mort de Sigebert, le royaume sera contrôlé pendant plusieurs décennies par la reine Brunehilde dont les actes ont été célébrés par le poète Venance Fortunat.

Un autre souverain bien connu est Dagobert Ier, héros de la chanson du Bon Roi Dagobert. C'est peu après son règne, qui s'achève vers 639, que les monarques délaissent leurs charges et confient la gestion du royaume à des représentants de l'aristocratie. À la fin du VIIe siècle Pépin de Herstal, un noble austrasien fils de l'évêque Arnoul de Metz, devient maire du palais après sa victoire sur Thierry II, roi de Neustrie. Cette famille, ancêtre de la dynastie des Carolingiens, va alors gouverner sans discontinuer, obtenant du Pape le titre royal des Mérovingiens en 751. Par conquêtes et alliances, elle va former en quelques décennies l'Empire carolingien.

C'est durant cette période que l'Église catholique se structure peu à peu dans la région, la hiérarchie religieuse est issue de l'aristocratie locale. La première communauté monastique s'établit à l'abbaye de Remiremont en 620.

L'apparition de la Lotharingie

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En 843, le traité de Verdun donne naissance à la Francie médiane. Ce territoire, d'abord sous influence germanique va être progressivement absorbé par la France. La Lorraine cesse d'exister comme État indépendant en 1736 lors des accords formalisés par le traité de Vienne.

Article détaillé : Lotharingie.

Bien que Lothaire ait été le successeur de Louis le Pieux, ses frères Charles le Chauve et Louis le Germanique lui imposèrent le partage du royaume de Charlemagne par le traité de Verdun en août 8436.

Le royaume qui en résulta s'étendait de l'Italie à la mer du Nord, un royaume longiligne s'étirant sur 3000 km, une sorte d'«empire du milieu» hybride, disparate et artificiel (mais qui conserve tout de même la partie «historique» de l'Austrasie avec sa prestigieuse capitale, Aix-la-Chapelle dont le statut politique est désormais partagé avec Metz)A 6. La Francie médiane fut partagée (traité de PrumA 7, 855) et la partie nord fut donnée à Lothaire II, dont Metz devint le centre politique, à la mort de son père, premier du nom, puis passa, à la mort de celui-ci en 869, sous le contrôle partiel de Charles le Chauve. Louis le Germanique lui en avait en effet cédé une partie lors du traité de Meerssen. Charles voulut en obtenir le contrôle total par la force mais il fut sévèrement défait. La Lotharingie (Lotharii Regnum, le royaume de Lothaire II) devint alors une cause de conflit entre la France et la Germanie.

 
Le duché de Lotharingie en l'an 1000.

Le duché de Lorraine et les Trois-Évêchés

Avec la perte du titre impérial et le déclin de l'influence carolingienne, le royaume est petit à petit démembré. En 911, la Lotharingie passe sous le contrôle du roi de Francie occidentale Charles le Simple. En 925, elle devient un duché de l'Empire germanique après que Henri Ier a réussi à rallier l'aristocratie lotharingienne à sa cause et obtenu la neutralité de Charles le Simple. Le duché est à son tour divisé en 959 et la Haute-Lotharingie, qui deviendra le duché de Lorraine, se sépare de la Basse-Lotharingie en suivant les limites de la province ecclésiastique de Trèves. A la fin du Xe siècle, les évêques de Metz, Toul, et Verdun obtiennent le titre de prince-évêques, réduisant d'autant l'influence du pouvoir ducalNote 1.

Jusqu'en 1048, le duché n'avait pas de réelle capitale, même si on l’attribue traditionnellement à Metz, les ducs étant fournis d'abord par le comté de Bar, puis celui de Verdun et enfin celui de Metz. En 1048 alors, Gérard d'Alsace se voit attribuer le duché de Lorraine7 et s'installe à Nancy qu'il fonde ex nihilo, du fait de l'émancipation des grandes villes du duché, comme Metz et Toul. À cette époque, les évêques contribuent au morcellement du duché par l'érection en temporels épiscopaux de leurs évêchés respectifs à Toul, Verdun et Metz, acquérant ainsi le rang de comte et de prince d'Empire. Malgré les spoliations de l'évêché de Strasbourg dans la région de Saverne, l'évêché de Metz est le plus étendu, possédant des terres dans le Saulnois, ainsi que dans les Vosges, notamment Épinal. Autour de 1070, le comté de Bar englobait de son côté des terres allant de Pont-à-Mousson jusqu'à l'est de Bar-le-Duc - le siège du comté - sur la rive gauche de la Meuse. Cette portion du comté, rive gauche de la Meuse, correspond au futur Barrois mouvant. C'est à cette époque qu'apparaît pour la première fois le nom de Lorraine en langue française.

 
La Lorraine morcelée du XVe siècle

Entre 1231 et 1234, la guerre des Amis oppose l'évêque Jean Ier d’Apremont aux habitants de Metz alliés au duc Mathieu II de Lorraine et au comte Henri II de Bar, l'évêque niant l'autonomie politique que ses prédécesseurs avaient donné aux bourgeois messins, tentait alors de de se réapproprier le pouvoir sur le comté de Metz. Metz chasse son évêque et réaffirme son image de république marchande riche et enviée, dirigée par un maître-échevin. Son influence est telle qu'elle doit subir les attaques de ses voisins. La guerre des quatre seigneurs l'oppose à une alliance du duché de Lorraine, des comtés de Bar et de Luxembourg et de l'archevêché de Trêves entre 1324 et 1326. Les conflits avec le duché de Lorraine reprendront en 1427-1429 lors de la guerre de la hottée de pommes.

Article détaillé : Metz au Moyen Âge.

Dès 1301, le comte de Bar est contraint de se reconnaître vassal du roi de France pour ses terres situées à l'ouest de la Meuse: le Barrois mouvant. Le duché de Lorraine lui-même doit faire face aux ambitions territoriales du duché de Bourgogne. Pour le duc de Bourgogne, la Lorraine brise la continuité territoriale entre ses terres de Bourgogne ou de Franche-Comté et les Pays-Bas bourguignons. La bataille de Bulgnéville en 1431 oppose les troupes franco-lorraines de René Ier de Naples aux Anglo-Bourguignons de Philippe III de Bourgogne pour la succession du trône du duché de Lorraine. En 1464 Jean II de Lorraine s'engage avec Charles le Téméraire dans la ligue du Bien public contre le roi Louis XI de France. En 1475, René II de Lorraine dénonce l'alliance bourguignonne pour se placer sous la protection du roi de France. Charles le Téméraire conquiert la Lorraine jusqu'à la bataille de Nancy où il est défait par René II de Lorraine en 1477.

René II, déjà duc de Lorraine, hérite en 1480 du duché de Bar : les deux États resteront distincts, mais on parle désormais des deux duchés ou des duchés pour désigner les territoires lorrains sous l'autorité des ducs. Lorraine et Bar connaîtront dès lors le même destin, jusqu'à la réunion à la France.

 

source www.wikipedia.fr

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